John Carpenter - Anthology : movie themes, 1974-1998 (2017)
[Sacred Bones Records] 520 A. CAR
Cette anthologie regroupe 13 classiques de la carrière de John Carpenter, pour la première fois en un seul volume. C'est une vue d'ensemble presque complète des plus grands thèmes de Carpenter, de son tout premier film de science-fiction ''Dark star'', au western surnaturel ''Vampires'' en 1998.
En septembre 2021, paraissant la 1ere partie d’un dytique (''Gadzooks'') avec 9 chansons pop-rock psychédéliques référencées 70’s. Un peu plus d’un an après, le chanteur, musicien et acteur nous livre la seconde partie où se mélangent une fois encore influences glam-rock, psyché pop, music-hall… comme on si on avait rassemblé dans une même pièce ses fantômes de Zappa et T-Rex... entre autres. Une fois les références identifiées, on constatera que ce garçon met toujours autant d’idées et de singularité dans sa musique et surtout qu’il sait écrire de bonnes chansons, aussi barrées et bordéliques soient-elles.
Avec les morceaux à tiroirs et les instrumentations opulentes et osées de ''The Mother Stone'' (2020), l’acteur texan Caleb Landry Jones faisait une entrée en fanfare remarquée, tel un Monsieur Loyal d’un cirque psychédélique déviant, héritier des Beatles expérimentaux, des Pretty Things de « SF Sorrow », des excentricités de Syd Barrett ou de Frank Zappa… On retrouve ici cette folie pop foisonnante, avec un éventail de voix schizophrènes et cette façon fascinante de prendre la tangente sur un coup de tête.
[Sacred Bones Records] Bientôt
disponible à la médiathèque
Bien qu’il soit connu pour ses
rôles d’acteur dans des films comme ‘’Get Out’’ (2017) et ‘’X-Men : First Class’’
(2011), Caleb Landry Jones nourrit depuis longtemps des ambitions musicales. À
part le projet éphémère de Robert Jones dans les années 2000, il a relégué ses
idées dans les profondeurs de son esprit et les séances d’enregistrement
occasionnelles dans la grange de ses parents. Plutôt que de laisser mourir ses
chansons, Jones a nourri son art dans la grande déclaration de son premier
album. The Mother Stone est un travail de maître en matière de musique
psychédélique expansive, envoûtante et saisissante.
Apparue voilà dix ans, la trentenaire scandinave suscite l’attention depuis ''Blood Bitch'' (2016). En véritable plasticienne musicale, Jenny Hval n’a pas son pareil pour investir l’espace sonore et le modeler avec autant de personnalité. Elle livre de nouveau une œuvre à la grille de lecture multiple, certes, mais surtout à la musicalité malléable. Contemplatif, dansant, intellectuel, les adjectifs ne manquent pas pour décrire ce bel objet qu’est ''The Practice Of Love'' qui agit comme un éveil sensoriel particulier.
De la musique composée pour les plantes, Mort Garson – un musicien Canadien d’avant-garde, spécialisé dans la musique électronique et auteur d’une dizaine d’albums publiés dans les années 60 et 70 – y avait songé dès 1976, année où est sorti cet album (son dernier) composé essentiellement sur un synthétiseur Moog. ''Mother Earth’s Plantasia'' est un disque aux sonorités rondes et caressantes, un pur disque de library music qui est passé totalement inaperçu comme bon nombre de productions du même genre, mais dont la cote n’a pas cessé de grimper au fil de ces dernières années.
A la frontière entre le malaise et la douceur, le spirituel et le charnel, la Norvégienne fascine. "Apocalypse, girl" est un digne successeur à "Innocence Is Kinky", tout comme il réaffirme la prose particulière de Hval. La jeune femme nous offre une poésie déconstruite et singulière qui, malgré un ton qui semble rêveur, voire nonchalant, livre un message qui reflète un profond émoi intérieur.C’est un album réussi de la part de la jeune artiste et ceux qui ont les tympans curieux y trouveront un objet de fascination qui possède une profondeur hors du commun. Si vous appréciez les bizarreries musicales, vous allez adorer cette musicienne inventive et créative.
Damon McMahon, l’homme qui se cache derrière l’entité Amen Dunes, a eu envie de changement au moment de se lancer dans la composition de ce nouvel album. Epaulé par Chris Coady (Beach House), et aidé par les contributions de Nick Zinner et Delicate Steve, le new yorkais fait souffler un vent pop plus fort que jamais sur ce cinquième album. Les onze titres de ''Freedom'' composent une sublime traversée des Etats-Unis. On y trouve de brillants morceaux de surf-pop, des ballades sensuelles et groovy, et même l’envoûtement sombre des albums précédents. ''Freedom'', inspiré et aérien, est peut-être un des meilleurs albums de ce début d’année.